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Le cheval pompeux, 1ère partie

 

Sachka, experte en communication animale, raconte...

 

Je me souviens qu'un jour je m'étais arrêtée près d'un parc pour échanger avec un cheval qui se trouvait là. C'était la première fois que je le rencontrais.

 

 

Durant les 100 mètres que j'ai effectué pour venir le voir à son parc (il était seul), il m'a fixée du regard tout du long ! Il se tenait fier la tête bien haute, un peu en arrière. J'avais trouvé sa posture peu habituelle pour un cheval qui passe l'après-midi au soleil avec à disposition autant d'herbes. Une fois arrivée à environ 2-3 mètres de lui, je lui dis :

 

 

 

Sachka : Salut toi !

 

Le cheval : Il tourna la tête dans une autre direction, mais toujours en regardant très haut.

 

Sachka : J'ai vu que tu me regardais et ça m'a intriguée, alors je voudrais bien échanger un peu avec toi, mais vu ton attitude, je me demande si je me suis pas trompée et qu'en fait tu préférerais que je te laisse tranquille ?

 

Le cheval : Pourquoi je te parlerais ?

 

Et il m'envoie la sensation que nous n'appartenons pas au même monde. Je ne suis pas assez bien pour lui.

 

Sachka : Tu as raison, dans ce cas pourquoi parler... Cependant, tu me sembles tendu, alors que tout est paisible autour de nous, alors peut-être que je pourrais t'aider ?

 

Le cheval : Il tourne la tête vers moi et s'approche si rapidement que par réflexe je me suis vite reculée.

 

Je ne le connais pas et avant de savoir si je peux avoir confiance, il vaut mieux prévenir que guérir.

 

Sachka : Désolée, mais tu m'as fait peur, pour l'instant je ne te connais pas et je préférerais que tu t'approches de manière plus douce.

 

Le cheval : Il me fait ressentir qu'il est surpris par mon propos, il me montre des images ou il est en interaction avec une dame (il semble que ça soit sa cavalière) et qu'il a l'habitude d'être un peu speed et brusque avec elle et elle aussi d'ailleurs.

 

Sachka : Si ça vous convient c'est parfait, mais en ce qui me concerne, vas-y doucement, sinon c'est sans moi ! Dis ? Tu es toujours aussi speed ? Je le sens tellement tendu, sur le qui vive, tous les sens en alertes. Où il y a une raison particulière maintenant ?

 

Le cheval : Les deux.

 

Sachka : Qu'est-ce qui te travaille ?

 

Le cheval : Je ne comprends pas pourquoi je suis là ? Qu'est-ce que je fiche ici ?

 

Sachka : Tu n'aimes pas ? C'est pourtant beau.

 

Je vois d'autres chevaux réunis en petit groupes dans des parcs un peu plus loin.

 

Le cheval : Mais pourquoi je ne suis plus aux entraînements, je passe mon temps avec ces... il me fait ressentir qu'il perçoit les autres chevaux, comme moins bien que lui, d'un autre monde, trop "simples".

 

Sachka : Comme moi tu veux dire ?

 

Le cheval : Oui ! Vous n'y comprenez rien. Il me fait également ressentir que c'était comme si on ne savait pas ce qui était important, ce qui avait de la valeur.

 

Sachka : Je veux bien, mais pourquoi tu penses que tu es mieux, qu'est-ce que ces chevaux et moi, faisons ou pas qui te fait penser qu'échanger avec nous se serait te dénigrer ?

 

Le cheval : Parce que vous ne faites pas de compétitions et que vous n'avez pas de titres.

 

Sachka : ???? Evidemment... Quand tu fais références aux titres, tu parles de prix que l'on gagne aux compétitions ?

 

Le cheval : Oui !

 

Sachka : Alors, j'ai effet plusieurs titres comme tu dis, mais c'est dans un autre sport que tu ne pourrais pas faire d'ailleurs (je lui envoie des images et les sensations de ce que je faisait avant). Ceci dit, tu as parfaitement raison, je n'ai jamais fait d'équitation. Et franchement, ça ne m'a jamais manqué, car je n’en ai jamais eu envie.

 

A ma grande surprise, ça a l'air de lui en boucher un coin. Car tout à coup, il arrête d'avoir cette attitude qui ressemblait beaucoup à de la prétention dans tout ce qu'il m'a envoyé comme informations.

 

Le cheval : Mais les autres (en parlant des chevaux aux alentours), ils ne font rien eux ! Donc, ils n'en valent pas la peine.

 

Sachka : Les autres comme tu dis, ont forcément un tas de connaissances. Peut-être pas les mêmes que toi, mais certainement aussi très intéressantes. Tu n'as jamais essayé de te lier avec eux, juste histoire d'échanger sur autre chose que la compétition ?

 

Le cheval : Je le sens hésitant, perplexe... Non !

 

Sachka : Tu devrais peut-être essayer une fois, tu auras peut-être une belle surprise... ;-) Tu as dis plus tôt que tu ne savais pas ce que tu faisais ici, ça te dirait qu'on demande aux autres si l'un deux sait ?

 

Je décide d'envoyer un message à un cheval blanc qui broute à environ 200 mètres de là, il me répond que je dois m'adresser à une jument qui est encore à l'écurie, alors je lui demande de la contacter et de l'inviter dans la conversation (à distance).

Nous sommes maintenant 4 dans la conversation.

Après une brève introduction par le cheval blanc à la jument, je me présente et lui demande ce qu'elle sait à propos du cheval à côté de moi.

 

La jument : Ohhh lui ! Il va certainement rester là.

 

Sachka : Sais-tu pourquoi ?

 

La jument : J'ai entendu dire qu'il était fini, qu'il ne pouvait plus concourir.

 

Je m'adresse cette fois au cheval à côté de moi.

 

Sachka : C'est vrai ça, tu peux plus faire de compétitions ?

 

Le cheval : Oui, j'ai mal à la hanche droite aux arrivées de sauts, mais j'ai déjà eu pleins de fois des douleurs, ça fait partie de cette vie. Ca ne veut pas dire que c'est fini.

 

La jument : Je ne sais pas, je dis ce que j'ai entendu. Elle montre l'image de la cavalière du cheval en train de discuter avec un monsieur. Elle a dit que tu te faisais vieux, qu'elle envisageait pour toi une jolie retraite à la campagne.

 

Le cheval : Mais je ne veux pas être ici ! Je vais mourir à rien faire de la journée avec ces moins que rien ! Il me fait ressentir, un mélange de tristesse, de colère, de sentiment d'injustice.

 

La vie qui lui était proposée maintenant était exactement celle qu'il avait dénigrée pendant tant d'années. Si certains chevaux voient la retraite comme une aubaine, un paradis, lui avait l'impression d'avoir été rejeté. Qu'on l'avait utilisé tant qu'il était performant et que maintenant que son corps le trahissait, il était considéré comme un "nul", puisqu'on le mettait avec ceux qui ne font rien et ne servent à rien (selon ses croyances).

 

Après concertation, je me suis engagée auprès du cheval pour essayer de transmettre son point de vue à sa "propriétaire".

 

Une semaine plus tard, j'ai réussi à rencontrer la cavalière et je lui ai fait part de notre conversation. Elle fût carrément surprise… J'aurais du mal a décrire l'expression de son visage... Si je lui avais dit : "Des martiens viennent d'atterrir dans le parc où se trouve votre cheval et ils souhaiteraient l’emmener sur Mars pour l'étudier." elle aurait fait exactement la même tête...;-)

 

Consciente du choc que j’avais provoqué en lui apportant le témoignage de son cheval montrant que celui-ci non seulement “pense” mais “sait communiquer” et a des désirs, émotions et besoins, j’ai laissé la femme réfléchir, lui proposant de me recontacter plus tard lorsqu’elle le souhaiterait…

 

Elle m’a recontactée un mois et demi plus tard. Son cheval s’était plusieurs fois évadé, montrant qu’il tenait absolument à ne pas rester dans son pré. Que faire ?

 

Nous avons donc convenu d'un rendez-vous avec elle et le cheval. Voici une partie de la conversation que nous avons eu ensemble (à chaque fois que le cheval me donnait une information, je la transmettait oralement directement à la dame et quand la dame disait quelque chose, je le transmettait directement au cheval, un peu comme un traducteur) :

 

Sachka : Voilà, j'ai fait ma part du boulot, j'ai transmis ton message.

 

Le cheval : Alors ? Je peux retrouver ma vie d'avant ?

 

La dame : Non, je suis désolée. Tu ne peux plus, on est allé jusqu'au bout de tes possibilités, ce ne serait pas bon pour toi. Et je veux que tu arrêtes de t'évader, c'est beaucoup trop dangereux!

 

Le cheval : Je ne veux pas rester ici, je m'ennuie à mourir.

 

La dame : Si tu veux, je peux te trouver un autre endroit ?

 

Le cheval : Je veux revenir au manège.

 

 

La dame : Mais pour y faire quoi, on ne peut plus faire de la compétition ensemble et je n'ai pas le temps pour m'occuper de toi comme avant.

 

Elle m'explique qu'elle a déjà acheté un autre cheval et qu'il y a beaucoup de travail pour réussir à obtenir du nouveau la même harmonie qu'elle avait avant avec celui avec qui on discutait.

 

Il me vient alors une idée…

                                                                                   Suite la prochaine quinzaine !

 

Si comme moi, vous souhaitez goûter aux joies de la communication animale, vous pouvez regarder le site de Sachka et une de ses formations de base « chuchoter à l’oreille de mon animal »… Qui sait ! Vous découvrirez peut-être des trésors !? http://upvir.al/ref/KN12213665

 

N'hesitez pas à "j'aimer" :) --->


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